Rogue Invitational: la competition se conclut en apothéose.

Une programmation et un spectacle à la hauteur de nos espérances.

Alors que nous étions resté sur un moving day qui nous avait laissé un peu sur notre fin, cette dernière journée du Rogue invitational a été un véritable chef d’œuvre.
Le « Snatch and Press » est venu nous prouver que les wods couplets, bien que n’étant pas forcément les plus sexys sur le papier, sont une arme formidable pour un test de fitness. Notamment lorsque le volume de répétitions reste fixe, ils constituent un véritable révélateur faiblesses des athlètes.
Derrière ça le  » Gobelet  » avec ses 7 tours est venu tester les athlètes sur un temps de travail un petit peu plus long. Ici, les athlètes se connaissant le mieux sont ceux qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu. Il fallait à tout prix trouver le bon  » pace  » sous peine de passer des derniers tours très compliqués. La rédaction a particulièrement aimé ce WOD qui brille par sa simplicité aussi bien dans les mouvements que les outils utilisés.
Et pour enfoncer le clou: le bouquet final !! Quoi de plus approprié pour cette finale qu’un benchmark un chouïa épicé? Mission accomplie avec ce « Heavy Grace »! Le manufacturier « Rogue » s’en est donné à coeur joie en dévoilant, pour le dernier set de 10, une money 💲barre archi stylée. Cette barre qui coûtera très chère justement a Patrick Vellner. Là encore, les ponts se créent, les organisateurs se connectant directement à l’histoire des CrossFit Games pour évoquer la genèse de ce choix pour la dernière épreuve de la compétition.

Horvath en patronne, Annie en légende.

Malgré une dernière journée sans  » event win  » Horvath aura poursuivi son règne. Néanmoins, une nouvelle fois, sa tête couronnée s’est quelque peu fait trahir par ses épaules lors de ce Rogue invitational. Elle a ainsi vécue une nouvelle déconvenue sur les strictes hspu parallettes. Ce type de mouvement devient une véritable bête noire dont il y a peu de chances qu’elle guérisse un jour. Elle ne fut pas seule dans cette situation, Mathilde Garnes était dans la meme situation aux games pour le meme résultat à Austin Texas. Laura aura donc passé une dernière journée tout en gestion, avec une 7ème place très honorable sur « le Gobelet ». Elle enchaîne sur une troisième place sur le dernier WOD. Une performance tout en gestion de Thorisdottir laissant à Kara Saunders toute la latitude nécessaire pour remporter la victoire de cet event.
Migala n’aura pas résisté au haut volume de gym proposé par les deux premiers wods. Peut être impacté, elle n’aura pas su réagir sur la finale qui semblait pourtant beaucoup plus à son avantage. Elle laisse donc le podium grand ouvert aux autres prétendantes.
C’est Annie Thorisdottir qui signe un retour fracassant en individuel. En terminant sur le podium, elle écrit une ligne de plus à sa légende. Cette deuxième place qui vient récompenser la redoutable régularité de celle qui n’a fini qu’une seule fois en dehors du top 10.
On espérait voir figurer plusieurs générations d’athlètes sur le podium. Mission accomplie grâce à une nouvelle formidable journée d’Emma Lawson. Forte d’une deuxième épreuve victorieuse dans cette compétition, Emma parvient à arracher sa place sur le podium face à Ellie Turner. Une performance incroyable malgré dernier wod un peu plus délicat où elle s’est laissée prendre par le rythme endiablé des barres droppées a côté d’elle. Elle sauve les meubles et les points nécessaires pour signer, à tout juste 17 ans, son premier podium international.

Khrennikov s’effondre, Medeiros se faufile.

Le russe semble avoir eu les yeux un peu plus gros que le ventre avec un rythme un petit peu trop soutenu sur la première épreuve de la journée. Mais c’est sur la deuxième épreuve de la journée qu’il subit une véritable déconvenue avec une 17ème place, le privant de toute chance de podium. Pourtant bon coureur malgré son gabarit imposant, on l’a vu à l’arrêt au fur et à mesure des tours de la redoutable montée artificielle mise en place pour l’occasion du « Gobelet ». Sa deuxième place sur le « Heavy Grace » ne lui permettra pas de rattraper le retard accumulé.
Il n’en fallait pas plus à Medeiros pour en profiter malgré une dernière journée relativement moyenne pour lui ( 8/7/5 ). Une fois de plus, sans dominer outrageusement la compétition, il s’impose pour sa 4ème compétition d’affilée. Il faut une nouvelle fois preuve d’un mental de champion. Le mindset, voilà ce qui est peut être sa plus grande force. Il ne faut néanmoins pas oublier qu’à 5 barres de la fin le titre tendait les bras au canadien Patrick Vellner. Ses plus grands fan ne peuvent s’empêcher de penser que si son jerk ne l’avait une nouvelle fois abandonné si près du but, le titre lui aurait tendu les bras.

Chandler Smith : la redemption.

On l’avait laissé sur une demie-finale cauchemardesque, loin de son meilleur niveau et en plein doute, Chandler Smith est venu signer un retour fracassant sur la scène internationale. Après avoir remporté la phase qualificative, il a signé un top 3 dans une épreuve sur deux ce week-end. Il décroche une deuxième place bien méritée. On espère le voir continuer à évoluer à ce niveau, tant le personnage est attachant avec sa gentillesse apparente, son physique bionique et son CrossFit® atypique.

Adler : le podium de la confirmation.

Le québécois montait en régime depuis plusieurs années. Il confirme enfin avec un podium international. Sa plus mauvaise place étant le 1RM qui aurait dû être sa plus grande force. Cela en dit long sur le potentiel du jeune homme et il faut s’attendre à le voir truster les podiums de plus en plus régulièrement.

Comment ne pas conclure sans évoquer Vellner, tout en panache ce week-end et qui regrettera longtemps un tour d’écho bike poussé un peu trop prématurément sur le « Spin DT » ou ses dernières reps du « Heavy Grace » qui lui auront coûté de nombreux points et la victoire finale. Mais qu’il est bon de le voir évoluer sur le floor. La planète CrossFit® a besoin de ce personnage un peu déconcertant et casse un peu les codes établis.

Le regard d’André Houdet sur le parcours de Manon Angonèse:

 » Les deux derniers jours de n’importe qu’elle compétition sont toujours les plus durs. Ce fut spécialement le cas avec le programme prévu par le Rogue Invitational ».

A ce stade, les athlètes on déjà traversé 4 évents et en ont 6 à affronter. Il s’agit de la première expérience de Manon aux côtés d’athlètes de classe mondiale. Et comme on pouvait s’y attendre, il lui aura fallut quelques entraînements pour se mettre dans la danse.

Sur les journées trois et quatre, elle a trouvé sa sixième vitesse et à montré de quel bois elle était faite. Lors de ces « Moving Days », Manon est remontée sur le leaderboard en terminant deux épreuves à la sixième place d’affilées, une deuxième, une troisième puis une dixième place. »

Merci aux organisateurs pour ce week-end d’aventures, bravo aux bénévoles engagés et bien entendus aux athlètes tous plus impressionnants les uns que les autres.

UNTIL NEXT TIME.

Article de Thomas Farrugia avec la participation de André Houdet et Elie Margerin à la relecture.

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